Abbazia della Vangadizza (Badia Polesine)
Abbazia della Vangadizza (Badia Polesine) · Threecharlie · CC BY-SA 3.0 · Wikimedia Commons
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Lieu sacré · Badia Polesine

Abbaye de la Vangadizza

L’abbaye qui fut seigneurie et diocèse

Époque
Xe siècle (fondation) ; XIIIe siècle (cloître)
Où
Via Don Giovanni Minzoni 88, 45021 Badia Polesine (RO)

Badia Polesine porte cette abbaye dans son nom. Pendant des siècles, elle fut une petite puissance féodale, et même un diocèse, tournée vers l’Adige.

Ses origines remontent au Xe siècle, aux donations du marquis Almerico de Mantoue et de son épouse Franca. Le document le plus sûr date du 6 décembre 954. Ce jour-là, Franca, alors veuve, ordonna la reconstruction de la basilique Santa Maria presso l’Adige. Hugues de Toscane y contribua aussi. Un premier abbé est attesté en 961 et, en 993, le monastère bénédictin est en construction.

Une petite puissance sur l’Adige

Le 26 décembre 996, l’abbaye obtint son indépendance féodale. Vers l’an mil, sous le pape Sylvestre II, elle devint un diocèse relevant directement du Saint-Siège. L’empereur Frédéric Barberousse en 1177, puis le pape Célestin III en 1196, en confirmèrent les privilèges.

À partir du 23 septembre 1213, l’abbaye passa aux moines camaldules. Une longue saison d’études commença. Les moines créèrent une bibliothèque très riche et une école de philosophie, de théologie, de chant sacré, d’arts et de sciences.

Le long déclin

Le déclin s’amorça au XVe siècle. L’abbaye perdit son pouvoir temporel et fut confiée « en commende », c’est-à-dire à des ecclésiastiques extérieurs.

La République de Venise la supprima le 11 avril 1789. En 1792, elle fut aussi abolie en tant que diocèse : ses paroisses du Polesine passèrent au diocèse d’Adria-Rovigo, celle de Rubano à Padoue.

À l’époque napoléonienne, dès 1810, la grande basilique romano-gothique fut fermée et presque entièrement démolie. Le complexe passa à la famille française d’Espignac. Autels et mobilier partirent vers d’autres églises, dont l’église San Michele Arcangelo de Canda.

Ce qu’il en reste

Il reste aujourd’hui la chapelle absidiale, le campanile penché et le cloître du XIIIe siècle. Dans l’abside, les fresques de Filippo Zaniberti racontent les Miracles de la Vierge.

Ce ne sont que des fragments, mais ils parlent fort. Sous les arcades du cloître, le temps semble ralentir. En marchant parmi ces pierres, on devine la grandeur perdue d’un monastère qui fut à la fois église, école et seigneurie.

Sources

  1. Wikipedia (it)
  2. Wikipedia (en)
  3. FAI – Fondo per l'Ambiente Italiano
  4. Regione Veneto – Veneto Around Me
  5. GCatholic.org
  6. Ministero della Cultura

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